lundi 20 janvier 2025

 BERCEUSE de Palahniuk

« On appelle ça une chanson d'élimination. Dans certaines cultures antiques, on la chantait aux enfants pendant les famines ou les sécheresses, chaque fois que la tribu avait épuisé les ressources de ses terres. On la chantait aux guerriers blessés par accident ou aux très âgés ou à tous ceux qui se mouraient. On l'utilisait pour mettre un terme aux souffrances et à la douleur.
C'est une berceuse. »

Et moi je compte 1, je compte 2, je compte 3 et tu parles d'euthanasie.
Sujet éthique très controversé. Acte miséricordieux pour mettre fin aux souffrances ? Ou acte de pouvoir de vie et de mort sur une personne qui n'est pas forcément capable de comprendre que c'est la fin?
Et une fin pour qui ?
Une fin pour quoi ?
Y'a-t-il une vie après la mort ? L'euthanasie par les mots. Ici une berceuse, une chanson douce pour amener le sommeil.
Un sommeil éternel.
Des mots créés pour supprimer les maux.
Le personnage d'Helen préfèrera mettre son bébé sous assistance respiratoire pendant plus de vingt ans que de s'en séparer et d'autres préfèrent rompre ce qu'ils estiment prolonger la souffrance inutilement. le paradoxe de ce choix réside entre le pouvoir de vie et de mort sur une personne qui n'est pas capable de prendre cette décision ou la volonté de faire le bien en soulageant une personne en souffrance. Palahniuk va jouer sur ses deux réflexions, sur ce très complexe paradoxe entre le Pouvoir et l'Amour.

Et je compte 4, je compte 5, je compte 6 et tu parles de paradoxes.
Le paradoxe des personnages qui ne veulent pas faire de mal mais utilise le pouvoir. le paradoxe de l'euthanasie et de la mort. le paradoxe de l'Amour. le paradoxe du personnage d'Oyster, qui critique vivement la consommation de la viande, les pratiques cruelles qui en découlent mais qui tue des gens. Carl qui veut sauver l'humanité en quête de tous les livres qui possèdent la chanson de l'élimination et qui tue sur son passage. le paradoxe de la Berceuse qui a été créé pour apaiser les souffrances mais est utilisé pour tuer des gens, dont la perte fera souffrir les proches. le paradoxe de la magie, de la sorcellerie dans un monde réaliste. le paradoxe de personnages désespérés et nihilistes mais qui sont pourtant en quête pour donner une signification à leur existence même dans un monde en apparence absurde. le paradoxe du contrôle : les personnages cherchent à contrôler les autres par le langage et sont eux-mêmes piégés par ce besoin de contrôle. le paradoxe de la société de consommation dénoncée alors qu'on y participe activement.


Et je compte 7, je compte 8, je compte 9, et tu parles de société de consommation.
Et si cette berceuse se retrouvait dans un pays dominé par le fait d'acheter, de posséder, de vendre ? Un monde qui ne souffre pas de famine, de sécheresse, de guerriers blessés aux combats ? Un monde dominé par la publicité ? Un monde dirigé par la bouffe à volonté ? Un monde en surabondance avec des poulets, des cochons, des vaches enfermés dans des fermes usines qui amènent un excès de nourriture ? Un monde dominé par l'industrie du parfum, des voitures, des télévisions, des téléphones portables, des ordinateurs ? Un monde avec des gens happés par les réseaux sociaux, vecteurs de fake news, de mensonges, de trafic d'image et de son, de filtres, de contenus toxiques, de propagandes ? Un monde où les pensées et les réflexions sont remplacées par une profusion excessive d'informations de mass média et d'hyper-connexions ? Que ferions-nous de cette berceuse entre nos mains ? Ce serait un grand pouvoir.

Et je compte 10, je compte 11, je compte 12 et tu parles de pouvoir. le pouvoir de vie ou de mort sur mon voisin qui m'agace, mon patron excessif, mon ex, mon ancienne camarade de classe, un politicien que je ne supporte pas, un mec dans la rue qui me bouscule, une cliente qui ne m'a pas dit bonjour… Ces accros du meurtre facile, il suffit juste de prononcer quelques mots. le pouvoir qui se manifeste dans la capacité à donner à celui qui possède la comptine, le contrôle absolu de vie et de mort. Helen racontera l'histoire d'une infirmière, à qui on avait confié l'euthanasie d'un patient qui souffrait trop. Elle y prendra goût dans son quotidien, transformant l'euthanasie en addiction, son altruisme du début en crime ignoble… le pouvoir sera associé à une dépendance malsaine pour s'élever dans son existence qu'elle estime vide de sens. Révélant à quel point l'exercice du pouvoir peut corrompre les intentions les plus nobles. Carl parle de sauveurs lorsque la police commence à le soupçonner de quelque chose. Sauvez-le de son savoir, il lui permet de tuer, de s'ôter toute humanité…

Et je compte 13, je compte 14, je compte 15 et tu parles de déshumanisation. Comment l'idée d'une société contemporaine peut agir comme agent de déshumanisation progressive en transformant les individus en automates ou en zombies, en enlevant ses capacités critiques, son imagination, sa capacité à penser de manière authentique sans le biais de mass média ? Comment la routine quotidienne pour se conformer aux attentes sociales et la pression de l'image que l'on renvoi peuvent limiter nos expressions, notre humour et étouffer notre créativité ? Comment préserver son identité dans un environnement qui valorise la conformité et la productivité standardisé ? Avec cette citation qui a beaucoup révoltée Indimoon. Sommes-nous toujours vivants ? Sommes-nous toujours humains ? Il ne s'agit pas de minimiser la douleur de la mort, mais de réfléchir sur celle d'une autre souffrance, celle de vivre dans une société déshumanisante ? Comment est-elle cette société aliénée et aliénante? A-t-elle un sens ?

Et je compte 16, je compte 17, je compte 18 et tu parles de nihilisme. La vie des personnages chez Palahniuk est dénuée de sens. Ils sont confrontés à des situations où les valeurs traditionnelles de la vie, de la mort, de l'amour et du choix sont troublées et dénuées de leur sens habituel. Les individus sont aliénés par les médias, la technologie et les valeurs matérialistes, créant un vide existentiel. D'ailleurs, c'est bien un outil artificiel qui maintient l'enfant d'Helen en vie depuis 20 ans. L'auteur, met en lumière un monde où les traditions, les croyances et les valeurs sont en déclin, remplacées par des illusions de consommation et de superficialité. L'obsession pour le pouvoir, que ce soit par le biais de la berceuse ou des structures sociales et économiques, reflète une quête désespérée de sens dans un monde qui semble en être dépourvu. Les personnages de Palahniuk, souvent brisés et désillusionnés, incarnent cette lutte pour trouver une signification dans le chaos. Dans l'ensemble de l'oeuvre de Palahniuk, on retrouve ce thème du nihilisme. Que ce soit dans Fight Club avec sa critique de la société de consommation et la recherche d'une identité à travers la violence, ou dans A l'Estomac avec la quête de sens dans l'auto-destruction et l'auto-mutilation, ou dans Damnés avec l'exploration d'un enfer dystopique remettant en question des fondements de l'existence et en parcourant à l'inverse le vide existentiel sur Terre, ou dans Monstres Invisibles qui met en lumière la vacuité de l'existence et la superficialité physique, Palahniuk explore comment ses personnages tentent de naviguer dans ce monde où les repères de la civilisation promis sont devenus trop éloignés de ses rapports authentiques avec la nature. Mais une chose n'est pas perdue de notre nature : notre langage, nos mots.

Et je compte 19, je compte 20, je compte 21 et tu parles de mots. du langage utilisé comme Arme. Et je pense à Pontypool de Tony Burgess, dont les mots sont vecteurs d'une contamination, et je pense à L'Alphabet des Flammes de Ben Marcus où les mots des enfants deviennent toxiques pour les adultes, rendant la communication dangereuse. Ses trois romans (et peut-être en existe-t-il d'autres) explorent l'horreur non pas à travers des monstres physiques, mais à travers des perturbations dans la communication humaine. Ils mettent en avant les conséquences psychologiques et sociales de la rupture de la communication et de la confiance, créant l'isolement : dans Berceuse, Carl Streator confronté à ce pouvoir dont il abuse, comprend que si le monde entier le possédait ce serait le chaos. Dans Pontypool Grant Mazzy et ses collègues se retrouvent isolés et se méfient des gens à l'extérieur de la station de radio. Et dans L'Alphabet des Flammes, les parents sont obligés de s'isoler de leur enfant. On s'interroge alors sur le pouvoir des mots, du langage, de la communication, sur comment cela peut affecter une société et l'individu, on s'interroge sur la confiance que l'on place aux mots et comment ses mots peuvent relier les gens ou les séparer… On s'interroge sur comment une société dominé par l'argent, manipule les mots pour asservir une population… On s'interroge sur comment les mots peuvent blesser des gens ou même créer des conflits… On s'interroge sur comment les mots peuvent devenir viraux et affectés les humains… Comment les mots des rumeurs peuvent détruire des vies… Comment utiliser les mots pour la désinformation, pour l'interprétation, pour la propagande… Comment utiliser les mots pour isoler, pour rendre psychologiquement instable, pour harceler, pour tuer… dans un monde où le langage, censé rapprocher les gens, devient une force de division, de rupture sociale et de destruction.

Et je compte 21, je compte 22 et je compte 23...


samedi 11 mai 2024

MORDRE de Julien Guerville

 

Il était une fois, des missionnaires qui allèrent dans certains pays, pour apporter la bonne parole de Dieu. Ils prirent les Terres, les richesses, et même les personnes, et en échange ils leur donnèrent La Bible et ils firent de leur culture, une consommation. Parfois, ils violaient les femmes et les enfants, en leur disant que c'était approuvé par le Bon Dieu…

Il était une fois

Est-ce bien un conte ?

***

Ceci est « Mordre » mais c'est une autre histoire qui lui ressemble.
Il était une fois, des chamans qui allèrent voir une horde dans une grotte et ils leur dirent : « Nous sommes en Guerre contre la Nature, nous devons la dominer. »

Ils vendaient de la peur.

Alors, ils donnèrent un nom à chaque personne de la Horde car ils semblaient croire que l'individu était plus fort contre la Nature que le groupe. Ils éloignèrent la horde de la Nature, qu'ils considéraient très hostile.

Ils vendaient de la peur.

Il était une fois, des Hommes que l'on appelait des Kaijus. Ils étaient de Superprédateurs, plus forts que tout. Ils étaient les soldats des chamans, luttant contre les alligators et les crocodiles, symboles d'une Nature hostile et dévastatrice. Les kaijus étaient les monstres humains, ils possédaient la Nature et devaient la maîtriser.

Et les chamans vendaient toujours de la peur, car la Guerre contre la Nature était longue et que les Dieux pouvaient se lasser...

Un jour, Yaoru, fils du meilleur Kaiju, décida qu'il ne voulait plus servir les chamans avec des histoires de peur, et il décida d'élever les sauriens. Il avait ainsi la maîtrise totale sur cette Nature hostile et dévastatrice. Il donna un nom à chaque crocodile comme on donnait un nom à chaque être humain...

Il n'avait pas peur… "Ondule Fluide Sans peur Ne sois pas proie Mais prédateur."

***

Quelle est cette histoire ?
C'est l'histoire de Kaiju en guerre contre les sauriens au service de manipulateurs chamans. C'est l'histoire de pouvoir religieux. C'est l'histoire d'une nature indomptable que l'on croit pouvoir élever et dominer. C'est l'histoire du Bayou. C'est l'histoire de Phusis. C'est l'histoire d'une révolte contre un père arrogant, puis un autre père arrogant : deux pères qui croyaient asservir la Nature tandis qu'elle pouvait les dévorer avec facilité. C'est l'histoire de femmes, trop proches de la Nature, que l'on considérait comme folles, qu'il fallait corrompre et dominer également. C'est l'histoire des Z, des gens qui refusaient de se laisser pervertir par les Chamans et qui furent graver d'un Z pour qu'on puisse les reconnaitre. C'est l'histoire du consumérisme.
C'est l'histoire d'Asram, un lieu de retraite spirituelle hindoue ou une quête de guérison et de rédemption ou une recherche de la Nature telle qu'elle était avant les Chamans, pour le bien commun…
C'est l'histoire d'un virus parasitaire.
C'est l'histoire de Lucy, un crocodile rouge, très dominatrice.
C'est l'histoire d'autres crocodiles, élevés par Bianca et Yaoru, qui s'appellent Andrea, Michonne, Negan, (oui des prénoms qui vous parlent et ne sont pas anodins).
C'est l'histoire d'un homme qui raconte sa vie tandis qu'il lutte pour la préserver dans le coffre de la voiture de son fils.
C'est l'histoire d'une guerre. Celle contre la Nature.
D'abord, Kaiju vs Phusis.

***

C'est un roman d'horreur, c'est un roman post-apocalyptique.

Si vous êtes en Guerre contre la Nature, alors que l'être humain est une partie intégrante de celle-ci, qui gagnera à la fin?

Le symbole du zombie n'a jamais été aussi intelligemment traité que dans ce roman.
Qui est le monstre?

lundi 1 janvier 2024

VERMINES

 


Aujourd'hui, je suis allée au cinéma et j'ai vu Vermines de Sebastion Vanicek. J'en ressors avec le sourire jusqu'aux oreilles pour cette expérience visuelle absolument incroyable !!!




1/Le thème : Je ne suis pas arachnophobe et je tolère les araignées qui mesurent moins de 5/6 cm. Au-delà, nous ne sommes plus copines. Donc, je vais voir ce film, en sachant à l’avance que je serais prise de terreur. Effectivement, je vais souvent flipper, jusqu’au rire nerveux. D’ailleurs, je me sentirais particulièrement tendue et mon rythme cardiaque sera anormalement haut pendant une grande partie du film (sachant qu’à la base j’ai une arythmie basse). Donc premier point, oui cela fait peur. C’est comme un jumpscare. Néanmoins, si comme moi vous ne croyez pas aux fantômes, vous aurez beaucoup plus la pétoche devant Vermines que devant Conjuring. Pour les amateurs de porn torture et d’hémoglobines, passaient votre chemin, la couleur rouge n’arborera pas ses nuances en projection, ni en écoulement. On dirait des vraies araignées donc coté effets spéciaux, rien à dire. 

2/La forme. Le premier plan très large de la cité m’a impressionné. J’ai vécu toute mon enfance en cité HLM et je me souviens que l’une d’elle avait des immeubles à 12 étages qui me foutaient le vertige rien qu’en les regardant. Et bien là, je suis impressionnée par la composition de ces bâtiments que je ne connais pas, et me poussera après le film, à quelques recherches, et notamment parce que je me suis posé une question durant le film, et que je ne pouvais avoir la réponse qu’en essayant de comprendre l’agencement intérieur des appartements. Les immeubles ont une architecture qui forcent l’admiration. Les Arènes de Picasso (pardon, j’ai connu Grigny, Ris Orangis, Corbeil-Essonnes mais je ne connaissais pas Noisy-Le-Grand) avec ses « camemberts » filmés en travelling, plan très large, m’ont filé une sorte de vertige entre l’éblouissement et l’étourdissement. Ayant vécu toute mon enfance dans des blocs de béton surpeuplé, ma crainte est d’être obligée d’y retourner et d’y élever mes enfants. Il n’existe pas beaucoup de personnes qui parviennent à en sortir et entre la drogue, la prostitution, les gangs, l’abandon, la méfiance entre voisins, le bruit, les odeurs de pisse dans les couloirs, etc… Ce n’est le monde que l’on espère pour élever nos enfants même si ma mère n’a pas eu le choix. Aucun de ses enfants n'a vraiment réussi dans la vie, je suis l'ombre de moi-même, et chacun de nous, nous nous accrochons comme nous pouvons, de peur d’y retourner. Alors, dès que la caméra attaque l’intérieur, et qu’il devient impossible de faire des plans larges, une autre sorte de trouille nous parvient, celle de ne pas pouvoir en sortir...

Les nombreux plans serrés qui ne nous offriront pas une vue d’ensemble de l’intérieur des logements, nous ciblent alors les différents personnages, qui deviendront alors, par cette proximité visuelle, très attachants, représentants de notre espèce contre l’envahisseur, lui aussi filmé en gros plan serré jusqu’au frisson, ne déterminant sa taille qu’en même temps que le cadrage… Et puis des plans MAGNIFIQUES comme cette scène dans le couloir du sous-sol qui mène au parking, une arche de toile d’araignées digne d’une déco Halloween plus que réalistes. Les plans à travers les miroirs, qui sont toujours aussi efficaces avec un éclairage de salle de bain au néon… Et d’autres plans que je ne peux que taire pour ne pas trop en dévoiler. Voilà donc, outre l’angoisse omniprésente, un film bien cadré et visuellement sublime. J'ai été tellement prise par le contenu que vous ne pourrez pas compter sur moi pour parler du montage, mais il m'a semblé fluide et sans fausse note. Quand aux sons, une bande-son musicale plutôt dynamique qui intensifie la vie "de quartier" animé entre le sourire et l'agressivité (un voisinage qui s'entraide mêlés aux insultes, et gestes belliqueux d'autres occupants), alternant avec des silences anxiogènes, et des bruits de stridulations absolument effroyables, rendent le film très réaliste...

3/Le Fond. J’imagine que comme tout film, tout est sujet à l’interprétation. Je vais donc surtout y évoquer mon ressenti, par rapport à mon vécu et ma culture.

J’ai lu récemment un manga qui s’appelle Emerging de Masaya Hokazono, j’en parlerais plus tard mais il évoque quelque chose d’assez censé : la façon dont nous accaparons les Terres et les espèces animales en toute ignorance, peut nous être fatale. Et c’est la première couche facile du film qui donne son sujet. Ces immeubles représentent l’urbanisation, froide, pas naturelle. On aurait pu utiliser un centre commercial comme pour le Zombie de Romero pour exprimer ce problème, mais il y a d’autres couches symboliques dans ce film, alors la cité était la meilleure. L’araignée représente la nature, elle ne peut pas survivre dans un milieu qui n’est pas le sien. Et si elle se mélange, soit elle meurt comme l’urbanisation détruit les habitats naturels des différentes espèces animales et végétales, soit elle doit survivre en devenant un prédateur surnuméraire. Lorsque je vois cette cité, qui est architecturalement magnifique, mais qui évoque également l’agglomération citadine, elle est le symbole de l’être humain, de son artifice et de sa centralisation. D’ailleurs, il y’aura deux autres personnages qui évoqueront ce paradoxe : le protagoniste qui enferme des espèces dans des aquariums en disant qu’il les protège (très symbolique de prétendre qu’on protège une espèce en l’enfermant…) et le personnage de Claudia qui veut partir de son logement pour un bout de jardin (le jardin offrant une image plus naturelle de la vie). En d'autres termes, si les animaux ne sont pas faits pour vivre dans ses structures, l'être humain non-plus en réalité. 

Le second symbole, vachement moins subtil : le confinement dont nous avons souffert lors du Covid. Les autorités gouvernementales nous ont demandé de nous enfermer pour nous protéger. Mais certains étaient beaucoup plus en danger, notamment les enfants et les femmes maltraités et violés. Mais aussi, les gens seules, les dépressifs et les isolés. Et ceux qui n'avaient pas accès à la verdure comme les habitants des cités. Je ne vais pas détailler quelque chose que nous avons tous vécu et qui a été subit comme un traumatisme pour certains, mais il est clair que ce film est un rappel du confinement. Et je me rappelle d'un lieu où j'ai vécu, qui grouillait de cafards. Confiné dans ce lieu m'aurait projeté dans une folie. Et je pense aussi à ces gens, qui ont dû être confiné avec les punaises de lit, etc...

Le troisième symbole est social, ou gauchiste comme diraient certains qui n'ont pas compris que nous étions tous habitants de la même planète et ce que comme nous faisons aux insectes, certains êtres humains le font aux autres être humains. Mais jusqu'à quel degré? Lorsque les riches auront éradiqués les pauvres, ils créeront d'autres pauvres puisqu'ils ont besoin de gens à diriger et à asservir, etc... Alors ne pensez pas qu'avec vos millions vous êtes protégés pour l'éternité. Bref, le symbole du film est social. Ne serait-ce que le titre qui évoque aux yeux des riches et des blancs ignorants, les êtres humains qui vivent en cité, et qui seront pour eux, toujours des étrangers. Les « gens qui ne sont rien », la vermine sociale qui trime dans l’ombre pour que les riches continuent de croire qu’ils valent mieux que les autres. Lorsque j’ai dit auparavant, ma crainte de devoir retourner vivre dans ses grands blocs de bétons qui puent la pisse dans les couloirs, et parfois squattés par des dealers menaçants, et que la trouille provient de ne pas pouvoir en sortir, c’est exactement ce qu’il se passe lorsque la menace arachnide parvient jusqu’à l’extérieur. Ils se retrouvent confinés par une autorité que nous ne verrons qu'à la fin, (attention spoiler pour ceux qui n'ont pas vu le film, ne pas lire la phrase en bleu : prétextant une protection, au lieu d'avouer l'incapacité à maîtriser l'épouvante vérité, préférant tuer tout le monde, de la vermine à l'être humain sans les différencier. Le premier cadavre qui sortira du lieu, va confiner les autres, ce qui prouve que les autorités savaient avant les habitants.) et même Claudia qui déménageait ce jour-là, ou même Jordy et Lila qui ne vivent pas dans cette cité, mais une fois le pied dans l'immeuble, ne pourront plus en sortir… Ils deviendront comme les bestioles de Kaleb, enfermés dans des vivariums, pensant les protéger, qui ne peuvent vivre qu’avec l’électricité, car ils ont besoin de tant de lumières et tant de chaleurs, et que si on leur enlève, ils risquent de mourir… 

 Il y a probablement d'autres symboles que je n'ai pas perçu, d'autant que je ne vis plus en HLM depuis quatre ans. Il m'a semblé voir quelques incohérences. Attention spoiler pour ceux qui n'ont pas vu le film, ne pas lire les phrases en bleu : pourquoi ils ne sortent pas par les fenêtres? Et j'ai supposé que seules les personnes qui connaissent bien l'immeuble peuvent comprendre. Il n'y a peut-être pas de fenêtres assez basses pour sauter. Pourquoi les araignées restent confinés dans l'immeuble? Y a matière à ce que certaines sortent pour faire une balade? A l'ère de Tik Tok où tout est filmé en permanence, curieux que personne n'ait eu l'idée de filmer et de diffuser.


En conclusion : voilà, un film d'horreur très riche en réflexions qui pourra autant plaire aux sociologues qu’aux amateurs d’épouvante, qu’aux passionnés d’architectures, qu’aux amoureux des bébêtes… Et à la fin, serons-nous toujours vivants?




LES ARAIGNEES NE SONT PAS NOS AMIES :

Voici une petite liste non-exhaustive d'oeuvres avec des araignées.

- Le film Arachnophobie de Frank Marshall (1990), une énorme araignée d'Amazonie se retrouve aux USA et elle est bien décidée à fonder une famille dans cette petite ville de Californie.

- Le film Arac Attack de Ellory Elkayem (2002), les habitants d'une cité minière se retrouve face à des araignées géantes. Alors on est plus dans le nanard mais c'est divertissant.



- Le roman Ce Livre est plein d'Araignées de David Wong (2015). Difficile de vous faire un résumé de ce roman d'horreur complètement déjanté. Il y a des univers parallèle, des monstres, des zombies. C'est comme si Evil Dead avait fait un bébé avec Wayne's World. Mais avec beaucoup beaucoup beaucoup d'araignées.





- La trilogie d'Ezekiel Boone, Eclosion, Infestation, Destruction (environ 2018). Les titres des romans donnent le ton, une race d'araignées d'une époque très lointaine se réveille, et elle a très faim.

- Quand sort la recluse de Fred Vargas (2017). Un polars qui mélange terreur et policier, avec des recluses...

- La trilogie du Mal de Maxime Chattam. Alors malheureusement, je ne me souviens plus de l'histoire mais je sais qu'il y a beaucoup d'araignées, surtout dans le tome 3 Maléfices.

- Pour les enfants : Monstreville, L'Armée des araignées de Jack Heath (2017), une invasion d'araignées au dos bleu plutôt méchantes. 






lundi 18 décembre 2023

L'EVANGILE CANNIBALE

 


Matthieu vit ses jours d’aigris arrogants colérique paranoïaque et cracheur (dans tous les sens du terme), paisiblement dans son HEPAD. Il déteste tout le monde, de ses compagnons de chambrée aux infirmiers, de sa fille qui ne lui rend jamais visite et de ses deux ex-femmes. Donc non, sa vie n’est pas si paisible. Un jour Maglia, une autre pensionnaire, a une vision et informe ses potes du 3ème âge qu’il faut accumuler des vivres avant de se barricader quelques semaines. Ils parviennent à foutre à la porte le personnel, c’est la mutinerie. Ils sont un peu surpris que les grand moyens ne soient pas utilisés pour que les autorités locales reprennent l’HEPAD d’assaut. Nous saurons pourquoi, ils avaient d’autres chats à fouetter. Mais bon, tout va bien au royaume des vieux, jusqu’à ce qu’ils manquent de victuailles, et décident de sortir, les uns en fauteuil roulant, Maglia en lit roulant poussé par ses copains en couches pour certains, en cathéter pour d’autres et absolument pas armés pour affronter l’apocalypse,

quoi que…


 

**Dans ma recherche philosophique sur, Sommes-nous toujours vivants ? Le club du troisième âge se verra parfois en reflet miroir devant ses êtres décharnés, qui cherchent à survivre et qu’on a aura enfermé entre des murs pour les fuir, comme on enferme nos vieux dans les HEPAD.

 

**Mais ce symbole bien simpliste, ne sera que la partie immergée de l’iceberg. Rajoutons une couche de glaces pour refroidir l’ambiance, donnant ainsi, une vision bien pessimiste de ce roman considéré à la base comme fendard. On apprend un peu plus tard, que les gens sont devenus des zombies en ingurgitant un médicament rajeunissant. Médicament fabriqué peut-être à base de cellules souches venues de bébés africains… Cette quête désespérée pour s’accrocher à sa jeunesse a eu raison de notre santé mentale et physique… Elle sera concrète (les foetus et le placenta, ou le sang des vierges à une époque, quoi que peut-être encore) ou métaphorique. « Depuis le début, le monde entier se dirigeait vers une société qui dévore ses enfants pour survivre. » Matthieu, le protagoniste, y voit régulièrement le tableau de De Goya, Saturne dévorant un de ses fils.

Nous n’avons pas construit le monde pour le bien commun, mais pour nos besoins individuels, avec compétitivité, arrogance et mépris pour la vie des autres espèces et même la nôtre. Sauf, que ce ne sont pas nos vieux qui subiront la défaite finale, mais bien nos enfants.

Alors, nos vioques sont ravis, ils ne pourront pas devenir des zombies car aucun d’eux, n’a jamais avalé ce médicament. Mais est-ce bien soulageant de vivre ses derniers jours de vie dans un monde chaotique ?

Et ce passage maladroit et irréfléchie avec la jeune Manon, adolescente rencontrée lors de leur périple, est juste incroyable. On y voit toute la bêtise humaine, entre l’humour et le malaise profond.

 

**Peut-on en vouloir aux gens de s'accrocher à la jeunesse lorsque la société montre la vieillesse de la même manière qu’un zombie? Une personne qui n’est plus rentable dans ce collectif consumériste et qui en plus continue de manger, de chier et de prier (pardon). " Soit le petit dévorait le ventre de sa mère pour sortir de là... Soit, il avait échappé à la métamorphose et c'était Manon qui allait le réingurgiter par la voie digestive." Ne nous dévorons-nous pas tous en réalité les uns et les autres?

" Mangez un zombie, est-ce qu'on peut imaginer une vengeance plus ironique?"

 

**L'immortalité. La quête pour rester jeune, n'est-ce pas en réalité une quête pour l'immortalité ? Et quoi de plus immortel qu'un zombie? Mais il faut bien choisir. L'auteur dit " On meurt de se faire beau." Et Matthieu raconte le mythe d'Eos qui a demandé la vie éternelle mais oublié de demander de garder la beauté. Elle va vivre éternellement, le corps pourrissant comme un zombie. Nous vivons de plus en plus vieux, mais à quel prix? Les recherches cosmétiques mettent tout en œuvre pour préserver notre beauté en y mettant des produits dangereux. Peut-on avoir la jeunesse et la vie éternelle? Ce sera un des deux? Lequel préférez-vous ? N’est-il pas plus acceptable d’accepter notre mortalité et la vieillesse qui va avec ?

 

**Quel espoir pour l’humanité s’il ne reste que des vieux mâles ? Peuvent-ils repeupler la planète ? A-t-on envie de repeupler la planète ?

 

 

mercredi 13 décembre 2023

LES ZOMBIES NE SONT PAS SERIEUX

Si vous avez aimé les films Shaun Of the Dead de ce génie d'Edgar Wright, Planet Terror de Robert Rodriguez, The Dead don't Die de cet extraordinaire Jim Jarmush, Little Monsters de Abe Forsythe, Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer ou même tiens le film Cooties de Milott/Murnion, alors vous ne pourrez plus dire : "moi je n'aime pas lire", car j'ai la liste qu'il faut pour vous faire changer d'avis. Et pour ceux qui aiment lire, mais qui n'aiment pas les zombies, voici votre dose d'humour noir. Ici les zombies sont drôles et vous pourrez, à défaut de ne pas avoir envie d'une bonne tranche de viande (oui cela reste des romans dégueulasses), au moins une bonne tranche de rigolades.

J'ai déjà abordé des zombies rigolos pour Noël entre un Andy zombie existentialise dans les romans de S.G Browne (Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'Amour, et Le Jour où les Zombies ont dévoré le Père-Noël) et un Ange pas très malin qui ressuscite un faux Père-Noël en Zombie (Le Sot de l'Ange de Christopher Moore). Donc, je ne les mettrais pas dans cette liste, sauf si je faisais un top 10. Mais je vais faire le top 5 des romans de zombies hilarants.

Voici mon top 5 :


5. LE CLUB DES PUNKS CONTRE L'APOCALYPSE ZOMBIE de Berrouka

Des Punks parisiens squatteurs qui tentent de survivre.... Des zombies... 
Des Punks parisiens qui veulent absolument mettre un drapeau au dessus de la Tour Eiffel : les anarchistes ont gagné, le monde consumériste arrogant a perdu.






4. BRAINLESS de Jérôme Noirez

Le début de Brainless ressemble beaucoup aux romans de S.G Browne (Comment j'ai cuisiné mon père, ma mère et retrouvé l'amour - le jour où les zombies ont dévoré le Père-Noël) avec injection de formol et l'absorption de bulbe rachidien qui permet une illumination cérébrale immédiate. Jusque là rien de nouveau aux Pays des morts-vivants rigolos. Vous mélangez le tout avec un peu de la série Daria avec les stéréotypes tels que la bombe superficielle, la gothique, le quaterback pas très futé, l'obèse aux goûts vestimentaires peu flatteurs, les pom-pom girls populaires, vous rajoutez des symboles du cinéma avec un directeur qui doit être le fils caché du sergent-instructeur Hartman (Full Métal Jacket), le prof de sport qui rappelle énormément Terence Fletcher (Whiplash) et le prof de science qui fabrique de la drogue pour arrondir ses fins de mois (dans quel film? Ah non c'est un élève dans The Faculty) et cela donne une excellente comédie horrifique pour teenager. Et si je fais référence au cinéma c'est parce que ce roman s'inspire avec plaisir (et non dissimulé) à énormément de films d'exploitations tels que La nuit des morts-vivants dont le héro est un aficionado.

Mais voilà, Brainless c'est aussi et avant tout de la littérature. Et derrière ce fond d'hommage aux films d'horreur, vous y trouvez une réflexion que nous retrouvons dans quelques autres romans de zombies plus sérieux tel que Zombie Nostalgie de Oystein Stene ou L'Education de Stony Mayhall de Gregory, des romans de zombies avec une sensibilité accrue et une réflexion peu commune.
L'originalité va se dévoiler au fur et à mesure du roman, laissant place à l'horreur inacceptable : qui est réellement le monstre?


3. L'APOCALYPSE SELON SANDRA de Saint-Charle

Aucun doute, lors d'une apocalypse zombie, vaut mieux être un zombie qu'un être humain.

Alors oui, les morts-vivants ont la sale manie de bouffer les gens, c'est vrai. Néanmoins, c'est parce qu'ils n'ont plus le recul nécessaire pour philosopher sur la question du bien et du mal. Vous pouvez à grand-peine expliquer à un puma : ne mange pas cette mouffette, elle est gentille et a le droit de vivre. Pour les zombies, c'est pareille.

On pourrait débattre également sur le cannibalisme pendant l'apocalypse, mais comme dirait Testa dans L'Obscur : « l'éthique, c'est un luxe de personnes bien nourries ».

Non, ce qui affirme définitivement la certitude que l'être humain est un parfait connard, même pendant l'apocalypse, c'est l'esclavagisme. Les zombies ne réduisent pas les gens en esclave sexuel pour les dominer et les torturer. Des tortures qui peuvent durer de longues années. Si on croit que le propre de l'Homme c'est sa conscience ou son langage, je crois plutôt que l'Histoire de l'humanité a attesté depuis longtemps, que le Propre de l'Homme c'est sa capacité à asservir le moindre être vivant terrestre pour satisfaire sa malveillante médiocrité. Et il ne peut utiliser le prétexte de survie, car on peut survivre aisément sans esclave sexuel. Comme dirait l'autre, si tu as des besoins, tu as ta main. Et si éventuellement tu es manchot, tu peux toujours trouver des tas de trucs pour compenser, les sex-shop regorgent de gadgets brevetés liés à vos complaisances sexuelles, et je doute que ce soit la première boutique pillée lors de la Fin du Monde.

Passons au roman :
Sandra, bien vivante, se retrouve, à la suite de circonstance plus que surprenante, à vivre au milieu d'une horde de zombies, que ces derniers ont accepté parmi les leurs. Elle va devoir modifier complètement sa façon de vivre et va tenter peu à peu de les « éduquer ». Ce qui vous offrira 140 premières pages d'hilarités, et si comme moi vous lisez parfois en extérieur, vous subirez les regards étonnés des gens qui vous entourent à chaque éclat de rire.
Puis, on tombe dans le grotesque avec l'arrivée du personnage d'Andrea, qui parviendra à s'infiltrer dans la Horde, avant qu'elle (spoile)...
Et c'est à ce moment-là, qu'on retombe dans la réalité : pendant l'apocalypse zombie, vaut mieux être un zombie. Dès lors, on reviendra en arrière, lorsqu'Andrea arrive pour la première fois et émet préférer prendre le risque de se faire bouffer par un zombie, que de vivre parmi les vivants. Et malgré un ton très (très très) humoristique et parfois juvénile (on sent que la cible du roman est plutôt Teenagers), on s'aperçoit, de manière plus ou moins déguisé, que le message à l'encontre des êtres humains, est toujours le même, et il n'est pas très confiant. Parce que si on préfère être mort que vivant, lorsque l'on imagine la Fin du Monde, cela en dit long sur notre espèce.

Il me semble que le passage avec Sven était de trop. Peut-être que l'auteure a pensé qu'on n'avait pas assez compris que l'être humain est méprisable et complètement cinglé, et elle a eu envie de rajouter une couche ? Alors d'après moi, c'était une couche de trop. La fin est redondante, voir barbante. Je pense qu'elle aurait pu finir sans le passage de Sven.

En conclusion, le message du roman fait écho à beaucoup d'autres romans de zombies et l'auteure ne dérogera pas à la règle. La différence c'est qu'elle utilisera l'humour (beaucoup d'humour) et de références à la Pop Culture, pour se différencier des autres romans du même thème. C'est très visuel et si j'avais le blé, je l'adapterais au cinéma. Certains passages (notamment avec la chanson de Scorpion) m'a fait penser à la scène mythique de Little Monsters, lorsque l'instit chante « si t'as d'la joie au coeur » et que les zombies frappent dans leurs mains.


2. ZOMBIE BALL de Bacigalupi

Sous couvert de roman de zombies, c'est un excellent plaidoyer pour devenir végétarien ! Trois adolescents, des vaches, un abattoir, un fast-food. C'est simple, léger, cauchemardesque et drôle. Il cible plutôt un public adolescent cependant je me suis bien amusée. Un groupe d'ados découvrent que les vaches de la ferme-usine de leur patelin, mangent des choses particulières...






1. 1,2,3...ZOMBIES de Crapez


Ce roman est très très drôle. Evidemment c’est un roman de zombies, donc on assiste aux scènes gores qui accompagne cette catégorie de littérature horrifique (la pire reste celle du pervers russe). Mais c’est raconté avec tellement d’humour, que je le classe en chef-d’œuvre du genre. Dans le fond, l’histoire n’est pas tellement originale, mais c’est la forme qui est géniale ! Entre Flash info, anecdotes et stupidités humaines, tout est agencé pour que l’on soit surpris à chaque chapitre. Entre la scientifique biochimiste jalouse impulsive, la reine d’Angleterre alcoolique, les robots complètement nuls, l’émission de télévision monstrueuse pour faire du fric et une énorme malchance, on découvre un enchaînement de gags qui amènera ni plus ni moins la destruction de l’humanité. C’est comme si Idiocraty de Mike Judge faisait un enfant avec le Zombie de Romero. Tout simplement génial !!! Un grand merci à l’auteur, je me suis énormément amusée à lire ce roman.





Mention spéciale également pour la Nouvelle L'Odeur de la Campagne de Audebert : court mais efficace. 



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